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MAKASOUND CD > LEROY SMART

Album Présentation Leroy SmartInterview Leroy Smart  

Interview Leroy Smart
 

Leroy Smart est votre vrai nom ou un surnom ?

Mon nom est Leroy Smart. Et depuis plus de vingt ans on m’appelle The Don

Pourquoi The Don ?

Eh bien j’étais le roi des performances scéniques. A chaque fois que les gens me voyaient sur scène… je n’étais pas le roi des performances de scène, je suis le roi des performances de scène ! (rires) Quand je monte sur scène, le public se fait électrocuter par mon show, entre mon chant et mon style de danseur. Je ne fume pas, je ne bois pas et mon énergie s’en trouve décuplée. Et puis surtout j’ai un morceau qui s’appelle « I’m the Don ». Depuis lors tous m’appellent The Don.

Mais il fut un temps où vous fumiez le chalice ?

Non, jamais. Je n’ai jamais fumé ! C’est juste dans les paroles d’une de mes chansons (« Ballisitc Affair » ndla) que je dis : « nous avons toujours fumé le chalice, cuisiné Ital et joué au football ensemble comme un frère ». Ce que je veux dire par là c’est, en m’adressant à toutes et à tous, à travers cette idée de fumer, boire, et jouer ensemble qui symbolise une fraternité. Une fraternité qui était nécessaire à cette époque où il y avait beaucoup de gangs locaux et de guerres locales. Je voulais qu’ils se reconnaissent et s’apparentent à ce que Leroy Smart chante dans « Ballistic Affair ». Frankie Jones et moi avons ecrit ce titre ensemble. Plus exactement, je l’ai chanté une première fois à Channel One, et Frankie Jones a arrangé et ajouté quelques phrases du morceau.

On raconte que votre carrière a démarré en 1967. Qu’en est-il ?

67 ? Non non, j’ai commencé en 1968 juste après avoir quitté l’école, à seize ans.

Vous chantiez déjà ?

Oui, j’ai appris à chanter et à danser à l’école, mais en 68 je n’avais pas encore percé. J’essayais mais c’était dur. En 1969 mon premier morceau est sorti. Un titre peu populaire mais mon premier quand même, produit par moi-même : « It pains ». C’est sorti sur le label d’un type qui s’appelait Mr Caribbean. Mais le disque ne s’est pas vendu et je n’ai même jamais récupéré les 25£ - à cette époque il y avait encore des £ en Jamaïque – que m’avait coûté la production du morceau. Puis les choses se sont améliorées quand j’ai enregistré « Pride & Ambition » en 1970 – réengistré plus tard sous le titre « Shame & pride » - pour Gussie Clarke. Sa n’était pas un hit non plus mais ça commençait à prendre.

C’est sorti en 1970 ?

Oui et c’est le premier producteur pour qui j’ai enregistré. Je veux dire en dehors de « It pains » que j’avais produit moi-même. Ensuite j’ai fait « Ethiopia » pour Joe Gibbs, en combinaison avec Big Youth. Cette collaboration m’a beaucoup aidé parce que Big Youth était un deejay très populaire à cette époque. C’est un morceau que j’ai refait plus tard, en 1976, pour Jojo Hookim, sous le titre « Jahoviah ». « Pride & Ambition » et « Ethiopia » sont les deux titres qui m’ont lancé. Même si le nom Leroy Smart n’a vraiment explosé qu’en 1972 avec « Mother Liza ».

C’est de 1972 ?

Enregistré en 1972 mais sorti en 73, sur le label Fi Mi Time. Mon premier tube. « Pride & Ambition » est ma première reconnaissance mais c’est avec « Mother Liza » que j’ai tout cassé. Et quand « mother Liza » a tout cassé, « Pride & Ambition » est revenu sur le devant de la scène et a eu droit à un second souffle. Puis ont suivi « Mirror Mirror » et « Mr Smart », enregsitrés pour le même label Fi Mi Time. Ensuite, ce sont les années Bunny Lee.

Avec “God helps the man” ?

Oui, toujours en 1973.

Comment êtes vous arrive dans l’écurie Bunny Lee ?

Il est venu me trouver. Les producteurs courent qprès les qrtistes dont le nom grimpe et explose. Et en tant qu’artiste en développement, tu veux être sur la photo. La où ça se passe, là où les riddims hot se font. Tu dois te placer dans ce segment.

Est-ce juste après la période Bunny Lee que vous avez commence à vous produire vous-même ?

Non, pas encore. Mes premiers pas en production se situent plus vers 1977-78, avec des titres comme « Ghetto girl » - produit par Big Youth et moi-même -, puis « Stop criticism » suivi de « More than a million ». Arrive ensuite « She loves it in the morning », mon plus gros tube. Un tube majeur du niveau de “Mother Liza”. C’était distribué par Salomonic, le label de Bunny Wailer.

Qu’est ce qui vous a ensuite incité à vous tourner vers la production ? Vous n’étiez pas bien à travailler pour d’autres ?

Non, ça n’est pas ça. Mais regardes : quand tu es un artiste qui gagne en reconnaissance, que ton nom prend de l’envergure, tu veux investir sur ton potentiel. Donc tu te tournes vers la production. C’est ce que font les artistes étrangers. C’est du business.

Est-ce à Channel One que vous produisiez ?

Non, pas spécialement. Différents studios. J’ai commencé à enregistrer à Channel One en 1976, avec « Ballistic Affair ».

Comment se fait-il que vous n’ayez jamais produit d’autres artistes que vous-même ?

C’est un savoir faire que je n’avais pas. Et je ne peux blamer que moi mais ça serait super si j’avais fait cela. Financièrement parlant, je m’en sentirais bien. Parce que j’aurais un double catalogue : du Leroy Smart et d’autres artistes, comme Linval Thompson. A l’époque il enregistrait beaucoup de chanteurs et aujourd’hui il vit de ses productions. A partir des années 90, je me suis montré plus intelligent et j’ai commencé à produire d’autres noms, comme Luciano, Sizzla, Capleton, Beenie Man…tous les grands noms d’aujourd’hui.

Vous êtes l’un des très rares vétérans à être très populaire en Jamaïque, et à bénéficier d’un airplay important. Comment l’expliquez vous ?

Tout le monde sait ça ! Mes chansons sont des classiques, elles sont immortelles. Même mes vieux tubes séduisent les nouvelles générations. Et les nouvelles générations peuvent capitaliser sur les lyrics de Leroy Smart.

Vous possédez une voix et un style très particuliers. Avez-vous eu des modèles ?

A l’école, j’écoutais des artistes comme Ken Boothe, John Holt, ou Derrick Harriott et je me disais que je voulais devenir comme eux. Mais je n’avais pas de modèle en particulier. J’ai capitalisé sur ma voix. J’ai appris la musique à l’Alpha School de Kingston. Je suis orphelin, sans père ni mère ni famille depuis ma naissance. Aussi, je suis très respecté pour ce que je suis arrivé à faire malgré toutes les difficultés par lesquelles je suis passé et que j’ai surmontées par la grâce de Dieu. Il a toujours été le seul sur qui j’ai pu compter. J’ai été porté par mon ambition : je ne bois pas, je ne fume pas et je garde ma tête claire. Trois choses mon portées là où je suis : l’ambition, la persévérance et la foi. Jah est celui par qui tout arrive.

D’où vient le nom Smart ?

Je ne sais pas, mais je l’ai eu à l’Alpha School.

En dehors du chant, vous avez appris d’un instrument ?

Oui, je jouais de la batterie à l’Alpha. Mais j’étais surtout un danseur et un chanteur. Je suis toujours l’un des meilleurs danseurs.

Vous disiez ne pas fumer. Même dans Rockers, ces scène où vous fumez des gros chalices ?

Oui, mais c’est de la fiction cinématographique. Je joue un rôle. C’est de l’illusion, de la mise en scène.

Comment avez-vous participé au casting de Rockers ?

Horsemouth et Dirty Harry étaient des musiciens. Et ils voulaient des artistes importants de l’époque pour le film. C’est pour cela qu’ils m’ont appelé, tout comme Gregory Isaacs ou Jacob Miller.

Quelques mots sur l’album « Dread hot in Africa » ?

C’est un album que j’ai produit et qui est sorti en Angleterre. Cet album est une bombe !

Et quelques mots sur vos morceaux récents, qui sont sur le marché jamaïcains et dans les charts en ce moment ?

J’ai plusieurs morceaux qui se portent bien en ce moment. Il y a d’abord « Girl you’re too cold », puis tu as un nouvel artiste en ce moment, du nom de Gyptian, qui a un gros tube sur le riddim Spiritual War. J’en ai un aussi dessus, « A chapter a day ». Il y a aussi une nouvelle version du riddim Hard Drug de Gregory Issacs, avec Chuck Fender, Richie Spice, Anthony Cruz et d’autres dessus. Ma version s’appelle « Pain & Agony ». Il y a aussi « Righteous woman ».


 Leroy Smart
Dread hot in Africa
All songs between 1976 & 1978

 

Alton Ellis - Black Roots - Bunny Lee's Productions - Carl Harvey - Delroy Williams - Derrick Harriott's Productions - Leroy Smart - Merger - Mikey Ras Starr - Rub A Dub Soldiers
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